Un lieu où chaque personne se sent incluse et en sécurité.
la solution
Le centre Kikaskihtânaw pour les femmes et les familles a vocation
à rassembler, à souder et à guérir sa communauté ainsi qu’à lui
donner espoir. « Kikaskihtânaw » est un mot cri, pouvant se traduire
par « le lieu où tout le monde réussit ». Pour appuyer ce message,
l’équipe de conception a adopté une approche qui tient compte des
traumatismes, axée sur l’inclusion, l’accessibilité et la sécurité. Selon
Mélissa Coomber Bendtsen, directrice générale de la YWCA Regina,
« il était fondamental que tous les participants au projet comprennent
comment faire d’un imposant bâtiment institutionnel un lieu
accueillant, calme et apaisant ».
À la tête de l’équipe de conception, LeeAnn Croft (membre de la
direction de 1080 Architecture Planning + Interiors) explique : « Pour
éviter de créer un espace rectangulaire et très compartimenté, typique
des bâtiments institutionnels, nous avons porté une grande attention
à la transparence, à la visibilité et aux entraves à la vision, de sorte que
les personnes ne se sentent jamais coincées. » Imitant la forme d’un
fer à cheval, l’édifice présente un chemin en arc de cercle qui relie
toutes les zones et laisse la lumière naturelle éclairer chaque recoin.
En son centre, la hutte de sudation est visible de tous les côtés et
accentue les vertus curatives du bâtiment. L’entrée principale, la seule,
invite naturellement les gens à se croiser et à discuter. Dans l’atrium
se trouvent ensuite un café et des boutiques, notamment une friperie.
Il y a également une zone résidentielle – trois étages sont consacrés à
des logements et services pour les femmes en danger – ainsi qu’une
garderie, des centres jeunesse et communautaire, des bureaux
administratifs et des espaces réservés au personnel.
L’espace doit symboliser l’importance que la YWCA accorde à sa
clientèle. Remplissant une fonction de désescalade, le mobilier inspire
un sentiment de calme, de confort et de sécurité. Mélissa Coomber
Bendtsen précise : « Si les gens ont l’impression d’entrer dans un
établissement de santé et de services sociaux, la situation risque de
dégénérer. En choisissant d’investir davantage dans les aires réservées à
la clientèle plutôt que dans les bureaux, nous avons pu nous procurer
du mobilier de haute qualité, donnant le sentiment d’être étreint et
accepté, et non d’être dans un hôpital psychiatrique. Nous voulons
amener les personnes à reconnaître leur propre valeur. »
Un mélange de couleurs et de textures douces, comme du vinyle qui
ressemble à du velours au toucher, apporte au refuge la durabilité dont
il a besoin, sans créer une ambiance institutionnelle. Répartis dans
tous les espaces, des meubles variés font en sorte que les personnes se
sentent chez elles et libres de choisir. Ils n’ont pas seulement été choisis
pour leur utilité, mais pour leur capacité à encourager la collaboration.
Mélissa Coomber Bendtsen souligne : « Lorsque j’ai vu comment le
mobilier de Teknion rassemblait les gens, en donnant la priorité aux
relations interpersonnelles, j’ai su qu’il serait idéal pour notre espace. »
La communauté a tôt fait d’adopter le bâtiment, devenu un carrefour
vivant dont la configuration a permis de réduire efficacement le
nombre d’incidents sur place. La directrice générale conclut : « Nous
sommes fiers d’être maintenant un endroit où les gens savent qu’ils
peuvent se rassembler. Le sentiment d’appartenance suscité par cet
endroit est la preuve de notre réussite. »